Chili -Zapallar
Le "top du top"comme station balnéaire... selon la jetset chilienne.
Zapallar,petite station balnéaire située sur les bords du Pacifique, à moins de 200 kms de Santiago, est de l’avis général des Chiliens, la «crème de la crème» - une expression chilienne empruntée au français-» muy top», «unico» «fantastico» « de elite»... bref, le top du top, un endroit exceptionnel, où chacun rêve d’avoir une résidence secondaire.
Les superlatifs ne manquent pas pour souligner le caractère exceptionnel de ce petit village devenu au cours des dernières années le lieu de villégiature préféré de tout ce qui au Chili roule en Mercedes, Porsche Cayenne, ou autres grosses cylindrées. Et les prix de l’immobilier flambent: dix millions de dollars pour une belle villa avec vue imprenable sur la baie. Cet enjouement est-il justifié et Zapallar peut-il rivaliser au niveau international avec d’autres lieux de villégiature fréquentés par la Jet Set? Revue de détails et éléments de réponse.

Une enclave préservée de l'urbanisation de masse
Le lieu tout d’abord. La baie de Zapallar et les environs - l’enclave de Zapallar, serait-on tenté de dire - ont été préservés des ravages de l’urbanisation de masse. Les promoteurs immobiliers se sont bien sur intéressés a la côte mais les maisons qui sont construites en bord de mer dans les environs sont dans leur écrasante majorité de très belles constructions qui s’intègrent parfaitement au paysage. Larges baies vitrées s’ouvrant sur l’océan, piscines perchées sur les rochers, le modernisme voisine avec d’anciennes villas remises au go ut du jour et parfaitement restaurées. Pas de lotissements bas de gamme, pas de campings à l’entrée du village, comme à Saint-Tropez, et une circulation qui semble fluide même en pleine saison comparée en tout cas à celle qu’on rencontre en Europe dans les stations à la mode.
Peu ou pas de délinquance
Un chemin côtier parfaitement entretenu borde la mer. On longe des jardins fleuris où la végétation rappelle la Bretagne ou la Normandie. L’air est iodé et vivifiant et la mer se brise sur les rochers. Santiago est a moins de deux heures de route, par l’autoroute et la plupart des maisons sont des résidences secondaires dont certaines sont habitées toute l’année. Et la délinquance, se demande t-on? Les incendies de voiture sont bien sur inconnus à Zapallar. Et les vols? Oui, confie un habitant, il y a quelques cambriolages mais on est loin des problèmes rencontrés par les propriétaires de résidences secondaires en Europe. Et la plage? Aie, aie, aie.....c’est là où le bas blesse, au niveau international tout au moins.
Une eau de mer....glaciale
Dehors le soleil brille et les Chiliens se baignent.. mais la température de l’eau en plein été tourne autour de 13 degrés . Impossible donc pour un européen du sud de mettre le pied dans l’eau. Mais en réfléchissant bien, cette mer glaciale est peut-être un avantage. Si le Pacifique affichait 27 degrés a cette latitude, il y a belle lurette que l’aéroport de Vina del Mar à une trentaine de kilomètres serait devenue une plaque tournante de charters en provenance des États Unis et d’Europe. La baie de Zapallar et son charme aurait disparu sous les hordes de vacanciers..comme celle de Phuket en Thailande. Que fait-on donc à Zapallar mis a part regarder la houle du Pacifique? Du golf, du polo, les activités ne manquent donc pas pour ceux qui pratiquent ces sports. Et à déjeuner, ou à dîner, on se retrouve entre amis, ou plutôt en famille, dans les quelques restaurants du coin. Miracle : les fruits de mer ont du goût, les crabes sont vivants avant d’êtres cuits à la vapeur et le poisson n’est pas décongelé. Les restaurants de Vina del Mar devraient en prendre de la graine...
Alors, Zapallar mérite t-il d’être mieux connu au niveau international? Cela dépend de ce que l'on recherche...
Où diner ou déjeuner?
Au Chiringuito bien sur. Le «top du top» et la «crème de la crème», version chilienne. Le restaurant est situé en bord de mer, avec une terrasse extérieure, et une deuxieme salle protégée de l’air du Pacifique par de larges baies vitrées. Congre, loup de mer, saumon, coquilles, abalones, crevettes.. Le restaurant a connu quelques hauts et bas au cours des dernières années, mais est actuellement au mieux de sa forme, sans doute parce qu’il s’est recentré sur des préparations simples et des produits de la mer de première qualité. Le Chef a heureusement compris que bonne cuisine ne rimait pas avec pretention: petites portions, et compositions culinaires extravagantes au milieu de grandes assiettes. Le personnel est souriant et les prix tout à fait raisonnables.C'est l'endroit "in" de la côte mais qu'on ne s'attende pas à une ambiance style "voile rouge" à Pampelonne ou même style "Club 55". Il y a des Porsche Cayenne au parking, mais on y vient en famille...avec toutes les générations.
Où se loger?
Guère de choix pour se loger. A défaut d'être invité dans l'une des superbes villas qui dominent la baie, aller au seul hotel agréable de la localité, l’isla Seca. Petite piscine sans intérêt, mais chambres bien décorées dont certaines sont malheureusement très mal insonorisées. Le petit déjeuner est de qualité, notamment en ce qui concerne les viennoiseries. L’hotel affiche souvent complet en saison, et il est recommandé de réserver. Le personnel est efficace et très aimable.Camino Costero Ruta F30 N°31
Tel: 56-33-741224
www.hotelislaseca.cl

