Chili-histoire
Le Chili d'Allende et de Pinochet dans la presse française
Le Chili d’Allende et de Pinochet dans la presse française de Pierre Vayssière, est une étude inquiétante sur la façon dont bon nombre de médias français ont couvert sans grande déontologie le coup d’état militaire et le régime du général Pinochet. L’auteur est un universitaire qui a travaillé sur des milliers de coupures de presse du Centre de documentation de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.Editions de l'Harmattan, Paris, 300 pages.
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Littérature latino-américaine
Vargas Llosa, une grande voix du libéralisme.
Le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, dont un recueil d'articles est paru chez Gallimard, est l'une des dernières grandes voix du libéralisme. En France en tout cas, personne n'a encore succédé à Aron ou à Revel. "Le libéralisme, estime Vargas Llosa, n'est pas une idéologie,c'est à dire une religion laïque et démocratique, mais une doctrine ouverte qui évolue et se plie à la réalité au lieu d'essayer de forcer la réalité à se plier à elle".
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Littérature chilienne: Marcelo Lillo
Quel plaisir de lire les nouvelles de l’écrivain chilien Marcelo Lillo réunies sous le titre «Gente que baila sola» par les éditions Mondadori !Le style est limpide, les dialogues alertes, l’intrigue est rapide...On est loin des oeuvres soporifiques de certains «grands» auteurs latino-américains qui exigent de leurs lecteurs une volonté de fer pour arriver à la dernière page. Avec Lillo, le lecteur est emporté par le rythme du récit.
Marcelo Lillo, Gente que baila sola. Mondadori
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Littérature latino-américaine.
Alberto Fuguet et Andrea Maturana sont les deux auteurs chiliens à l'honneur dans l'anthologie de la nouvelle latino-américaine publiée chez Gallimard. Maturana démonte avec jouissance dans Au fond de la cour ces sinistres fêtes de famille où chacun essaye de ne pas aborder les sujets qui fâchent. "Que fallait-il protéger, que signifiait la famille au-delà de liens occasionnels que personne ne choisissait". Le grand-pêre en chaise roulante a pour mauvaise habitude de fourrager entre les jambes des fillettes. Fuguet, lui, consacre dans Perdu, une page et demi à l'errance.
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Les bonnes nouvelles de l'Amérique latine. Gallimard.
Litterature chilienne.
Alejandro Zambra: la vie privée des arbres
Les conventions romanesques, comme les personages et les lieux, m’ennuient, a déclaré un jour Alejandro Zambra, jeune écrivain chilien né en I975, dont le premier roman Bonsai a été traduit en plusieurs langues étrangères. Son deuxiéme roman, La vie privée des arbres, en est l’eclatante demonstration: 116 pages pendant lesquelles un professeur écrivain du dimanche laisse sa pensée vagabonder en racontant des histoires à une petite fille pour essayer de l’endormir. Le livre est court. Heureusement, diront ses détracteurs car c’est cela qui risquerait d’arriver au lecteur. Les autres apprécieront son style dénudé, et le compareront à Jean Echenoz. Réservé aux amateurs.
Payot-Rivages
Litterature chilienne.
Bolaño.Le troisième Reich
Les forces armées du «Troisième Reich» l’emportent sur tous les fronts. L’Europe continentale est à genoux. Les troupes allemandes progressent rapidement en Urss qui ne tient encore que grâce à l’immensité de son territoire. La Wehrmacht a même installé une tête de pont en Angleterre. L’anéantissement des Alliés est inéluctable. Adolf Hitler n’aurait pas rêvé d’une victoire aussi rapide. Mais ce n’est pas lui le stratège et les lignes de front ne sont pas réelles. Elles apparaissent sur le «tableau» d’un «wargame» autour duquel Udo Berger, champion d’Allemagne des jeux de guerre, affronte « Le Brûlé » un étrange personnage, néophyte en la matière, et qui doit son surnom aux brulures qui l’ont défiguré. Pour le jeune Allemand, qui sur le tableau conduit les forces de l’Axe, la partie tourne peu à peu au cauchemar. « Le Troisième Reich » de Roberto Bolaño, expose ce glissement progressif dans le cauchemar.
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Littérature chilienne.
Luis Sepulveda : L'ombre de ce que nous avons été
Luis Sepulveda est l’un des auteurs chiliens les plus connus à l’étranger. Condamné à 28 ans de prison pendant le régime militaire ( il militait dans les jeunesses communistes) puis éxilé en Europe après avoir fait le coup de feu au Nacaragua avec les Sandinistes, il fait partie des exilés latino-américains qui ne sont pas retournés vivre dans leur pays à l’avènement de la démocratie. Son roman L’ombre de ce que nous avons été (La sombra de lo que fuimos), publié aux Editions Métailié,en traduction française, donne sans doute la réponse à une question qui le taraude peut-être encore: aurait-il du revenir au pays? Dans un Chili qui est presque devenu un pays étranger pour les anciens éxilés?
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